Tout ce qui suit concerne Peptide. Nous restons clairs, nous nous appuyons sur la littérature et distinguons ce qui est solide de ce qui reste ouvert.
À jour au 2026-06-14. Les chiffres et descriptions suivent la littérature publiée, pas le matériel promotionnel.
Ces réformes, tardives et incomplètes, ne permirent pas d'enrayer le déclin de l'Empire. Du fait de cette faiblesse, les puissances européennes intervinrent de plus en plus dans ses affaires intérieures sous le prétexte officiel de protéger les minorités chrétiennes. La Russie était particulièrement active dans ce domaine d'autant plus que les orthodoxes représentaient environ un tiers de la population de l'Empire (mais 75 % dans les Balkans), soit dix millions de personnes au début du XIXe siècle. Elle était cependant, avec le Royaume-Uni, l'empire d'Autriche et le royaume de Prusse, l'un des membres fondateurs de la Sainte-Alliance créée en 1815 à la suite des guerres napoléoniennes pour réprimer tous les mouvements nationalistes et libéraux pouvant menacer les puissances établies. Ainsi, malgré sa sympathie pour la révolte des Grecs et des Roumains en 1821, la Russie n'intervint pas et laissa l'Empire ottoman écraser ces soulèvements. La violence de la répression ottomane poussa néanmoins l'empereur Nicolas Ier à estimer que la défense des chrétiens contre les agressions musulmanes était plus importante que les considérations sur la souveraineté de l'Empire. Poussées par leurs opinions publiques, les autres puissances européennes firent pression sur le sultan Mahmoud II pour qu'il signe en 1826 la convention d'Akkerman favorable aux intérêts russes mais il refusa en 1827 le traité de Londres prévoyant une large autonomie pour les provinces grecques. Cela provoqua une nouvelle guerre russo-turque et l'armée ottomane fut écrasée lors de l'offensive de 1829.
Sources : fr.wikipedia.org
Alors que les forces russes approchaient de Constantinople, l'effondrement de l'Empire ottoman semblait imminent. Nicolas Ier ne poursuivit pas son avancée de peur que le vide laissé par cette désintégration ne soit comblé par les autres puissances européennes qui pourraient se liguer contre une Russie devenue trop puissante. Par conséquent, le traité d'Andrinople mettant fin au conflit fut relativement clément pour le vaincu car les Russes estimaient qu'un Empire affaibli était préférable au chaos. À l'inverse, les autres puissances, et en particulier le Royaume-Uni, considéraient que le texte équivalait à la mise sous tutelle de l'Empire par la Russie ; cette issue était donc moins avantageuse qu'un démembrement qui se serait au moins fait via des négociations.
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Cette volonté de maintenir un Empire ottoman affaibli et dépendant caractérisa la politique étrangère russe dans la région, de 1829 jusqu'à la guerre de Crimée. Ce fut le cas en 1833 quand le vice-roi d'Égypte, Méhémet Ali, se révolta contre le sultan. Son armée, formée à l'occidentale, conquit la Syrie sans que les Ottomans soient capables de s'y opposer, sous le regard plutôt bienveillant de la France et du Royaume-Uni. De leur côté, les Russes craignaient qu'Ali ne remplace l'Empire ottoman par une entité plus puissante et hostile à leurs intérêts ; Nicolas Ier déploya donc 40 000 hommes pour protéger Constantinople. Alarmés par la tournure des événements, la France et le Royaume-Uni organisèrent une médiation qui permit le retour au calme via la convention de Kütahya de mai 1833. Peu après, le tsar et le sultan signèrent le traité d'Unkiar-Skelessi par lequel la Russie garantissait l'indépendance de l'Empire ottoman en échange de quoi ce dernier promettait de fermer les Détroits aux navires de guerre étrangers à la demande des Russes. Ces dispositions secrètes, rapidement rendues publiques, furent très mal accueillies à l'ouest où le ministre français François Guizot déclara que la mer Noire était devenue un « lac russe » gardé par un État vassal de la Russie. Le contrôle de la Palestine par Ali était également mal accepté par les puissances européennes car il défendait une variante plus rigoureuse de l'islam et continuait à menacer l'Empire ottoman.
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Au terme d'une deuxième guerre égypto-ottomane en 1840, le traité de Londres accorda une large autonomie à Ali en échange de la reconnaissance de la souveraineté du sultan sur le reste de son territoire. Associée à ce texte, une convention signée l'année suivante interdisait tout passage dans les Détroits de navires de guerre appartenant à des pays non alliés à l'Empire. Il s'agissait d'une importante concession de la Russie car ses territoires sur le pourtour de la mer Noire devenaient vulnérables à une attaque navale, mais elle lui permit d'améliorer ses relations avec le Royaume-Uni. Nicolas Ier se rendit d'ailleurs à Londres en 1844 afin de négocier une éventuelle alliance entre les deux pays et une définition des sphères d'influence respectives dans le cas d'un démembrement de l'Empire ottoman, mais les Britanniques ne donnèrent pas suite à ses propositions.
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